Chez l’habitant

Aujourd’hui, nous nous sommes invitées chez les gens. Nous avons été accueillies chez Patrick Salvatorini, chanteur bien connu de la région. C’était l’occasion pour nous de refaire le monde et la Corse autour de canistrelli, autant dire un meeting de haute qualité.

Patrick et ses parents sont originaires du village de Chisà, commune célèbre pour ses actes de résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. La famille Salvatorini est installée dans le village depuis des générations. Et même si Chisà ne devient une commune indépendante qu’en 1946, ils connaissent la moindre pierre, chaque bout de bois de la région.

Nous évoquons le tourisme et comme chaque fois que ce sujet est abordé, la même problématique revient : l’empreinte écologique. L’arrivée massive de gens en période estivale dans les rivières, en mer, dans les espaces verts, entraine déchets et déréglementation de la faune et de la flore.

Patrick, Gisèle, et Aimé Salvatorini face aux questions subtiles d’Adriana

La journée s’est terminée dans l’odeur d’immortelle et la visite du laboratoire de Joseph Bernardi à Ghisonaccia. Joseph est passionné par les plantes et leurs transformations. Il fabrique de nombreuses huiles essentielles, savons et produits de beauté à domicile, à l’aide de son propre alambic.

Cette passion lui vient de son amour pour l’immortelle. Joseph raconte comment l’odeur de la plante sur laquelle sa grand-mère faisait sécher le linge l’a toujours subjuguée. Il nous fait revivre les feux de la Saint Jean d’antan, montés d’immortelle et embaumant pendant des heures l’air du Fium’Orbu. Aujourd’hui, il déplore lui aussi les conséquences écologiques de la surexploitation et surpopulation.

L’immortelle se meurt, elle aussi.

Joseph Bernardi dans son ateliers « Regalu di Dolcezza » à Ghisonaccia

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