L’histoire de la FORTEF évoquée dans un précédent article, a façonné le paysage du Fium’Orbu Castellu. De la forêt jusqu’en bord de mer, une ligne imaginaire peut-être suivie, elle sillonne les routes du haut vers le bas, de la montagne vers la plaine.
Tout en haut, on trouve le site de Catastaghju.
Dans cet espace à l’écart du monde et à 600 mètres d’altitude, les vestiges d’une exploitation passée côtoient des installations plus modernes. L’ancienne usine hydroélectrique accueille aujourd’hui les randonneurs. Un gîte d’étape a été installé dans l’ancienne bâtisse et chaque été, de nombreux marcheurs y passent pour la nuit ou le repas.

Si vous levez la tête, vous pouvez apercevoir les ruines d’un ancien aqueduc acheminant l’eau jusqu’à l’usine. Des restes de câbles et des vestiges rappellent également l’existence à cette époque d’un téléphérique. L’appareil descendait le bois, du col de Bianca jusqu’au site de Catastaghju.


Sur ce site, vivaient de nombreuses familles d’ouvriers en autarcie, jusqu’à 800 personnes sur l’ensemble des sites de la FORTEF. Des infrastructures nécessaires à cette vie en communauté avaient été créées. Très peu de traces existent encore des chalets et anciennes habitations, mais d’autres installations de l’époque ont été transformées ou réhabilitées : garages pour tracteurs aujourd’hui salle communale, ou école, infirmerie et restaurant devenus des parcs pour enfants, des installations sportives, terrain de foot et de tennis.
Le site d’Agnatello



Sur le site d’Agnatello se tenait le centre industriel d’Abbazia de la FORTEF. Une scierie et une cité ouvrière avaient été érigées et de nombreuses familles vivaient sur place.
Après la FORTEF, la scierie a été reprise pour le même emploi par la société Tréfilat. Dans les années 1950, la chute du prix du bois a entrainé l’abandon du site.
En 1957, la SOMIVAC (Société de Mise en Valeur de la Corse) est créée et devient propriétaire des biens de la FORTEF. Elle attribue des lots à des étrangers à la Corse. Les revendications et les premiers attentats éclatent. Le Fiumorbo connait de nombreux remous.
Miggliacciaro


Ce domaine existe depuis le XVIe siècle et fut cédé par la République génoise à des notables locaux. A partir du XVIIe siècle, il passe de mains en mains entre société industrielles.
Avant d’accueillir la FORTEF, le site de Miggliacciaro était une exploitation agricole. Le bâtiment contient au rez-de-chaussée près de onze cheminées sous les caves voutées où l’on maintenait le blé au sec.
Lorsque la FORTEF s’est installée, le domaine s’étendait sur près de 2000 hectares et abritait de nombreux ouvriers et leurs familles.
Aujourd’hui, le château est privé.
Le port de Calzarellu


Le port a été construit par la FORTEF en 1935. Il comprend notamment un bassin, alimenté par un canal de dérivation des eaux du Fium’Orbu, et une tour. Il servait au transbordement des produits manufacturés à bord du bateau nommé le « Fiumorbo », acheminant les produits de la FORTEF jusqu’au continent.
Aujourd’hui, le port ainsi que les nombreux anciens sites de cette époque sont partout autour de nous, témoins du passé, en attente d’une nouvelle vie.
A SUIVRE
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